#Synthfam Interview: Hunter Complex

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Hunter Complex produit une synthwave accrocheuse qui peint des images cinématographiques avec son utilisation d'une large gamme de couleurs et de textures pilotées par synthé. Dans cette interview par e-mail, il me parle de ses inspirations créatives, de son approche de la musique et parle de son album Open Sea.

Karl Magi: Comment êtes-vous devenu passionné par la création musicale?

Hunter Complex: Je pense que j'avais environ sept ans. A-ha vient de sortir Hunting High and Low et je voulais jouer des synthés comme Magne Furuholmen. Mes parents m'ont acheté un petit clavier Yamaha et quand j'ai acheté mon premier double magnétophone, j'ai découvert comment faire des enregistrements en dub et comment enregistrer un son plutôt qu'un autre. En raison de la différence de vitesse de la bande, le son n'était pas toujours au diapason, mais cela n'avait pas d'importance pour moi, je pouvais enfin créer. Et après ça, je ne me suis pas arrêté. J'ai fait beaucoup de musique tout au long de ma vie, mais je sens qu'avec Heat et Open Sea je fais enfin ce que je voulais faire toute ma vie. Mais A-ha m'a profondément marqué. Je me suis récemment complètement perdu dans leur piste Rolling Thunder, il en va de même pour Wild Horses de Gino Vannelli. C'est de la musique qui changera votre point de vue sur les choses, sur la vie. C'est la musique que vous ressentez dans vos tripes. J'ai récemment obtenu cela des albums Heaven in Las Vega s de Cocteau Twins et UFOF de Big Thief. La musique est tellement puissante.

KM: Parlez-moi davantage des éléments et des idées de la musique de synthé qui vous ont poussé à la créer?

HC: Les synthés sont de la pure magie. Dans les années 80, j'écoutais beaucoup Jean Michel Jarre et Vangelis. Ils ont créé des mondes complètement nouveaux avec les sons de leurs synthétiseurs. Et les synthés font toujours ça pour moi. J'aime vraiment passer par des banques de presets et laisser un son m'emmener quelque part.

KM: Parlez-moi de la façon dont vous créez de la nouvelle musique?

HC: Je commence très intuitivement avec une progression d'accords ou une mélodie, et je laisse simplement ça se produire. À partir de là, je commence à construire une piste. Je suis un suceur de crochets. Mes pistes doivent avoir des crochets. C'est ce que j'ai obtenu de Robert Pollard du groupe de rock indépendant Guided by Voices. Il est le roi des crochets.

KM: Parlez-moi de votre album Open Sea. Quelles sont les idées qui la sous-tendent et comment avez-vous procédé pour la réaliser?

HC: Open Sea a commencé comme une bande originale de fiction du roman Neuromancer de William Gibson. Le monde qu'il crée dans votre esprit est magnifique. Night City, le premier morceau de l'album, fait référence à une place dans le livre. C'est sombre, sombre, néon, futuriste, asiatique, comme le film Black Rain de Ridley Scott de 1986 avec Michael Douglas, mais encore plus désolé et déplacé. J'ai fait un autre morceau sur Neuromancer, Television Sky, mais celui-ci ne correspondait pas au reste des morceaux de l'album et se retrouverait sur un EP qui sortira au début de l'année prochaine. Open Sea a finalement élargi ses saveurs et ses couleurs. Il y a une piste sur l'architecture ( Vision originale ), vivre sur Mars ou toute autre planète ( Compte de la Lune ), les oiseaux de proie ( Crows Zero ) et le frisson de la grande ville et la quête du buzz ( Chase Manhattan ).

KM: Quel avenir pour ta carrière musicale?

HC: Le suivi d'Open Sea sera disponible en janvier. Ça va s'appeler Dead Calm et Zero Degrees. C'est le double record d'Open Sea. Les chansons ont commencé à peu près au même moment, mais je les ai terminées plus tard. Mais d'un point de vue thématique et sentimental, ils sont très connectés. Ce serait un double album parfait. Le dernier morceau de Dead Calm se termine avec la pluie et la mélodie du premier rack d'Open Sea est vraiment proggy, actuellement je travaille sur le disque après ça. J'ai eu beaucoup de nouveaux synthés l'année dernière, donc mon son va progressivement changer, mais j'utilise aussi plus d'improvisation de nos jours. Je suis devenu un meilleur joueur, donc mes mains font ce que mon cœur veut qu'elles fassent. Cela peut sembler un peu laineux, mais je le ressens vraiment.

KM: Donnez-moi votre avis sur la situation de la scène musicale mondiale de synthé? Avantages et inconvénients?

HC: Il y a beaucoup de belles musiques faites avec des synthétiseurs de nos jours. Après que la guitare ait dominé les années 90, les synthés ne sont plus seulement une nouveauté. Je suis un grand fan du label britannique Burning Witches Records. Ils sortent des disques d'artistes synthétiseurs qui ne sont pas spécifiques au genre. Ils ne sont pas synthwave, vaporwave ou quoi que ce soit, ils essaient juste - comme moi - de créer de la bonne musique principalement à l'aide de synthés, mais ils n'hésitent pas à utiliser des instruments analogiques comme la percussion, la guitare, le piano, etc.

En tant qu'artiste, vous devez vous imprégner de toutes vos influences et courir avec elles. Vous pouvez entendre quand un artiste crée sa musique avec un clic de souris ou joue réellement le truc lui-même. Je préfère ce dernier. La musique doit être organique. Bien sûr, vous pouvez vous quantifier. Je ne suis pas moi-même le musicien le plus exigeant, mais le fait que la musique soit créée avec le cœur et non avec l'esprit est si important. Je suis aussi un grand fan du format d'album. De nombreux artistes de la scène du synthé déposent des morceaux uniques. Je ne pourrais jamais faire cela. Mes morceaux ont besoin les uns des autres pour créer une image plus grande.

KM: Comment vous revigorer de manière créative?

HC: Achetez de nouveaux synthés et essayez de ne pas trop dormir! Je crée mes meilleurs trucs quand je suis à moitié éveillé. J'aime aussi beaucoup regarder des films et lire des livres. Si vous ne pouvez pas voyager toute l'année, vous devez utiliser l'art pour vivre de nouvelles expériences et vous sortir de votre zone de confort. Et tous mes amis sont des amateurs de musique, de cinéma et d'art. Nous nous nourrissons de nouvelles choses. C'est crucial.

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